INTERVIEW : Valentine témoigne de sa pratique de l’auto hypnose !

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Valentine Magnée, auteur du blog « Parents en Equilibre » a accepté de partager avec vous sa pratique de l’auto hypnose. Elle nous livre son témoignage… Merci à elle !

Vous pouvez la retrouver sur son blog « Parents en Equilibre », destiné aux parents qui souhaitent Prendre Soin d’eux pour être plus Zen et Heureux en famille, ou via les séances de méditation guidée qu’elle propose sur YouTube.

Retranscription de l’interview

Virginie Thuilliez : Bienvenue Valentine, merci d’avoir accepté mon invitation à témoigner sur le blog. Donc merci et bienvenue à toi.

Valentine Magnée : Avec plaisir, Virginie.

Virginie Thuilliez : Avant de démarrer, je vais te laisser te présenter en deux mots. Nous, on s’est connues par l’intermédiaire d’un blog que tu tiens, qui s’appelle Parents en Equilibre. Peut-être que tu peux te présenter et expliquer en deux mots ce que tu fais dans la vie ?

Valentine Magnée : Oui, tout à fait. Je suis Valentine Magnée, j’ai créé le blog Parents en Equilibre qui s’adresse aux parents qui ont envie de prendre soin d’eux et ne pas se laisser embourber par la parentalité. Des fois, on se retrouve à faire plus que ça à 100 %… Et pour essayer de retrouver un état où on est un peu plus zen, et qui finalement, nous permet aussi d’être plus disponible pour nos proches, et puis, à terme, forcément plus heureux en famille aussi.

Virginie Thuilliez : Tout à fait. Tu fais d’autres choses aussi à côté, je pense que tu es naturopathe, c’est ça ?

Valentine Magnée : Oui, je suis formée en naturopathie et en réflexologie. Donc, j’ai un cabinet dans la région Rhône Alpes, au Nord de Lyon. Voilà, donc je pratique ça également au quotidien.

Virginie Thuilliez : Très bien. Alors, j’en viens du coup à l’auto hypnose. Toi, quelle a été ta rencontre avec l’hypnose ou l’auto hypnose ? Comment ça s’est passé au départ ?

Valentine Magnée : Ce qui est plutôt amusant, en fait, c’est que je n’avais aucune idée qu’il s’agissait de l’auto hypnose quand je l’ai rencontrée. Moi, je pratique la sophrologie depuis 3 ans, donc j’y suis arrivée, justement, au cours de ma vie de maman, un peu haletante, avec le boulot, la vie de maman en retour, etc… J’ai cherché en fait une activité… Alors moi, en fait, je suis une grande sportive à la base, mais j’ai senti à ce moment là de ma vie que j’avais besoin de compenser en plus par une activité qui me détende, qui me relaxe. Et par hasard, j’en suis venue à faire de la sophrologie. Et l’un des outils qu’on nous donne on sophrologie, c’est la visualisation. C’est quelque chose qui m’a énormément parlé tout de suite. Alors, il me semble que j’avais une première séance de découverte, où tout simplement, on nous avait proposé d’aller vers une image réconfortante, mais dans laquelle il n’y ait pas forcément d’affect. Donc, voilà, on était dans cet état… un peu de veille… dans lequel nous met la sophrologie, et puis j’ai eu cette image qui est venue. Et l’intervenante en sophrologie nous a dit « C’est quelque chose que vous pouvez réutiliser vous-même. » Donc, voilà, c’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Et puis, c’est comme ça, au final, que j’en suis venue à découvrir l’auto hypnose, c’est-à-dire en réutilisant des outils qui m’étaient donnés en sophrologie et en les remettant un peu à ma sauce et en voyant que, par exemple, cette image qu’on appelle « image ressource »… Alors bon, en plus, moi, elle est assez rigolote… en tous cas, celle de départ… Parce qu’après, ça change un peu des fois…

Virginie Thuilliez : oui, on peut les faire varier !

Valentine Magnée : Je balance un peu sur moi-même, mais ma première image c’était tout simplement mon doudou d’enfant !

Virginie Thuilliez : C’est vrai que c’est rassurant, réconfortant !

Valentine Magnée : Voilà, objet réconfortant quand on est enfant. Et finalement, c’est la première chose, spontanément qui m’est venu en tête, et pour laquelle je n’ai pas d’affect particulier en étant adulte. Mais voilà, c’était l’image réconfortante. Et c’est vrai que, des soirs où j’avais le mental un peu agité, où j’avais du mal à trouver le sommeil, j’essayais de faire ça, tout simplement, respirer, visualiser cet objet, donc cette peluche, et essayer d’aller le plus précisément dans les moindres détails de cet objet… Et puis, et bien, je m’endormais de cette façon là. Et c’est comme ça que j’ai découvert vraiment l’auto hypnose, mais à ce moment là, je ne savais pas que ça en était.

Virginie Thuilliez : et oui, d’ailleurs pour ceux qui nous regardent, une petite précision par rapport à la sophrologie. En fait, la sophrologie, c’est la petite soeur de l’hypnose. C’est-à-dire que l’hypnose a été « créée », puis ensuite, on a « créé » la sophrologie, la PNL aussi. Donc, c’est vrai qu’il y a beaucoup de points communs entre la sophrologie et l’hypnose, la différence étant qu’en sophrologie, on va pas forcément aller chercher à dialoguer avec l’inconscient, et on est dans un état de transe un peu moins profond. On reste quand même très conscient de l’environnement, etc… Mais voilà, il y a d’autres utilités… Bref, c’était ma petite parenthèse pour expliquer la différence entre sophrologie et hypnose.

Valentine Magnée : Tu fais bien de préciser, parce qu’aujourd’hui, il y a tellement de disciplines au final, qui se ressemblent, que c’est pas toujours évident de s’y retrouver, donc c’était intéressant que tu fasses ce point là.

Virginie Thuilliez : Oui, je pense. Donc, toi, tu as commencé à utiliser l’auto hypnose finalement, sans vraiment le savoir… L’objectif, c’était quoi ? C’était de rester zen comme tu dis dans ces moments de parentalité ou autre, qui sont parfois un peu stressants ?

Valentine Magnée : Alors, vraiment, au départ, parce que j’étais novice, vraiment… Je pratiquais pas ça depuis longtemps, et le point de départ, c’était vraiment essayer de me calmer. Donc, de calmer mon mental, parce que moi, je suis quelqu’un qui mouline pas mal là-haut. Et notamment, au départ, c’était pour le sommeil. Et puis, au fur et à mesure où j’ai avancé dans ma pratique de la sophrologie et donc du réemploi des outils pour moi-même, donc en auto hypnose, j’ai compris qu’en associant la respiration, une image et un objectif quel qu’il soit, c’était un peu la formule magique. Donc, comme je le disais en début d’interview, moi, je suis une grande sportive. Mon sport, c’est le softball, c’est un peu confidentiel… Ca ressemble au baseball, c’est un sport de batte. Et donc, en fait, j’ai essayé d’appliquer l’état d’auto hypnose dans mon sport. C’est un sport… Alors, peut-être tout le monde a vu déjà un film américain où il y a un joueur qui tient une batte dans ses mains. A ce moment là, on doit frapper une balle, du coup. Et il faut savoir que, même quand on est à un très haut niveau, c’est quelque chose où on est plus dans l’échec que dans la réussite. C’est difficile de frapper une balle. Et donc, c’est un moment aussi où il faut essayer de se détacher du mental, parce que, à ce moment-là, il y a tout : le trac, la peur de ne pas réussir, le fait de devoir se concentrer sur cette balle, et si j’y arrive pas, et… Enfin voilà, il y a tout un tas de questionnements qui arrivent à ce moment-là. Et je me suis dit « Ben tiens, si j’essayais de décrocher le mental en utilisant ces ingrédients magiques de l’auto hypnose. » Et en fait, je me suis trouvée… Bon voilà, j’ai appris à caler ma respiration sur le geste sportif, technique, et j’y ai ajouté une image, qui est tout simplement celle… Tu vois, quand tu as un ordinateur ou un jeu vidéo… Le loading… où tu as ces barres qui augmentent en couleur… Et en fait, j’ai calé ma respiration là-dessus, donc « inspire« , je « load » ma force et mon énergie au maximum, et quand j’arrive au vert, c’est le moment où la frappe s’enclenche, où je lâche la respiration, et où je suis au summum… Dans mon imagerie, en tous cas, c’est le moment où je suis au summum de ma puissance. Et en fait, ça a été incroyable, quoi ! Vraiment, j’ai vécu une saison sportive où j’ai nettement… Alors, je vais dire nettement amélioré mes résultats, mais en fait, au-delà du ressenti, on a des statistiques sur une saison, et ce que j’ai pu observer, c’est que j’avais gagné énormément en régularité. Et à mon sens, ce que l’auto hypnose m’a vraiment apporté, c’est dans un premier temps, la capacité à se concentrer sur la chose précise, là, mon objectif qui était l’objectif sportif. D’arriver à tenir ça sur l’échelle d’une saison (c’est 3 à 4 mois). Et voilà, un autre exemple du pourquoi j’ai pu me servir de cette auto hypnose qui est complètement différente du premier, mais…

Virginie Thuilliez : C’est vrai que l’hypnose est de plus en plus utilisée auprès des sportifs, qui font appel parfois à des hypnothérapeutes, pour justement travailler ce dont tu parles. Donc, je ne suis pas du tout étonnée. Et pour rebondir par rapport à ce que tu disais sur l’image que tu avais, où ça charge, comme un ordinateur, je trouve que c’est intéressant de pouvoir dire aux gens qu’on peut utiliser ses propres images. C’est vrai que je fournis sur le blog beaucoup de techniques de visualisation, où je dis « Voilà, vous pouvez utiliser ça ou ça », mais comme tu dis, il y a cette image qui t’est venue spontanément, cet ordinateur en train de charger, ça t’a aidée à te concentrer, à visualiser ça et à partir au bon moment. Donc, oui, chacun peut se créer ses propres images de visualisation en auto hypnose.

Valentine Magnée : Oui, je pense même que c’est fondamental d’y mettre sa patte et son imaginaire, dans l’image qu’on choisit. Parce que c’est comme ça qu’on va pouvoir aussi reprogrammer son émotion. Si on a le temps, très rapidement, je donne un autre exemple. Quand je sens que je suis en colère ou que quelque chose m’énerve, maintenant je me suis créé un automatisme, une petite image. Alors, elle peut sembler ridicule, mais peu importe ! J’imagine tout simplement que, devant mes yeux, traverse une licorne.

Virginie Thuilliez : d’accord ! (Rires)

Valentine Magnée : Voilà, ça te fait rire, et en fait, moi aussi, ça me fait rigoler ! Et donc, ça désamorce ma colère. C’est tout bête, mais en fait, juste de se dire que, dès que je prends conscience qu’il y a quelque chose qui m’énerve, ou qui me gonfle, quelqu’un qui est en train de me taper sur le système, et paf ! Juste je fais passer l’image dans ma tête, ça me donne le sourire, et ça calme tout de suite.

Virginie Thuilliez : C’est ce qu’on appelle un ancrage. J’en parle sur mon blog la technique de l’ancrage en proposant un geste, donc c’est un stimulus kinesthésique, qui utilise le geste, mais toi tu utilises un stimulus visuel (imaginaire), tu t’imagines une licorne. Et donc, on est complètement dans un stimulus qui entraîne une réponse du corps, c’est-à-dire se calmer, ne pas se mettre en colère, etc… Ok, est-ce que, au début de ta pratique, tu as eu des difficultés ? Est-ce que tu aurais eu besoin d’aide ou est-ce que tu as eu de l’aide dans ta pratique ?

Valentine Magnée : Et bien, je pense que, la principale difficulté au départ, c’est d’arriver justement à se centrer sur cette image sans partir dans ses pensées. On a vite fait de se dire « Bon allez, je vais essayer de me calmer, je me concentre sur mon image », puis en fait l’image elle-même va nous faire penser à autre chose, et puis on re-divague…

Virginie Thuilliez : Et comment tu as fait, pour réussir à te concentrer ?

Valentine Magnée : Ah, c’est une bien bonne question ! Je dirais que c’est avec la pratique, en fait. Ben déjà, moi je suis hyper « anti- culpabilisation ». Donc, de pas se dire « Oh la la, j’arrive même pas à me concentrer… » Voilà, juste si les pensées partent, ben elles partent… puis on revient petit à petit vers son image… Ou peut-être qu’on en aura pas besoin et puis qu’on va réussir à se détendre en laissant divaguer sa pensée. Et puis après, je pense que c’est vraiment à force d’entraînement… de re-pratiquer, re-pratiquer, puis petit à petit, on arrive à se focaliser de plus en plus, à se concentrer de plus en plus, et ça demande de moins en moins d’effort.

Virginie Thuilliez : C’est vrai. Et par rapport à ça, d’ailleurs, ta pratique aujourd’hui, tu pratiques régulièrement ? C’est tous les jours ? C’est quand tu en as besoin ? Comment ça se passe ?

Valentine Magnée : Moi, ma pratique personnelle, c’est plus… Il n’y a rien de vraiment fixé, c’est plus au feeling, quand j’en ai besoin. Et comme je te dis, là, cette petite image de la licorne par exemple, c’est vraiment tout récent. Où je me suis dit « Ben tiens, qu’est-ce que tu pourrais trouver comme truc rigolo pour les moments de colère ? » Et je me suis dit « Ah tiens, on va essayer ça ! »

Virginie Thuilliez : … et ça fonctionne bien.

Valentine Magnée : Oui, ça fonctionne bien. C’est plus au besoin. Après, dans les disciplines qui se rapprochent un petit peu de ça, je pratique assez régulièrement les méditations guidées.

Virginie Thuilliez : Oui, tu en proposes d’ailleurs je crois sur ton blog ?

Valentine Magnée : Oui, j’en propose sur mon blog, donc sur le blog « Parents en Equilibre », il y a un onglet en haut avec un accès à mes méditations guidées. Et je trouve que c’est quelque chose qui peut aider, qui est assez complémentaire de l’auto hypnose, parce que, quelque part, on est guidé, ça rassure dans un premier temps. Ca peut permettre parfois de faire une expérience complète, où on a ses idées qui vont et qui viennent, mais on a une voix qui nous recentre. Et je trouve que c’est un outil qui peut nous donner suffisamment confiance pour s’autoriser à dire « Allez, tout seul aussi, je vais pratiquer l’auto hypnose », en reprenant peut-être des outils des méditations que j’ai pu vivre, de ce qui m’a parlé, de ce qui a été peut-être plus facile pour moi au départ. Voilà.

Virginie Thuilliez : Tout à fait. Ok. Du coup, ça pourrait être un conseil d’ailleurs pour ceux qui débutent, peut-être de commencer par la méditation ou par un outil qui s’en approche. Est-ce que tu aurais d’autres conseils à donner à des personnes qui débuteraient dans l’apprentissage de l’auto hypnose ?

Valentine Magnée : Oui, je pense, le conseil ce serait « pas de limite à l’imagination ! » De se dire, dans sa tête, on a un monde qui est infini. On voit bien les enfants, par exemple, ils ont cette capacité à imaginer des trucs complètement insensés, farfelus, et nous on a été enfants avant d’être adultes, et on a cette capacité aussi, que petit à petit, on perd, parce qu’on ne pratique plus. Mais au final, en se re-laissant la possibilité d’imaginer tout ce qu’on veut dans sa tête, on peut trouver des images vraiment percutantes. Et le conseil que je donnerais, c’est ça, de ne pas se freiner, de ne pas se dire « Oh la la, c’est n’importe quoi », juste s’autoriser à vivre et voir ce qu’on veut, tant que ça nous fait du bien. En fait, il n’y a personne qui voit ce qu’on est en train de penser. Et voilà, au pire, ça fonctionne pas, et on n’a rien perdu du tout. Et puis, au mieux, en tous cas dans mon expérience, ça fait vraiment du bien, donc c’est le conseil que je donnerais.

Virginie Thuilliez : Ok, super ! Et bien écoutes, merci ! Est-ce que tu aurais quelque chose à rajouter, ou on a fait le tour ?

Valentine Magnée : Et bien écoutes, merci à toi pour cet échange surtout.

Virginie Thuilliez : Merci, et bien j’espère que ça aura donné envie aux personnes qui nous regardent de s’initier à l’auto hypnose, et puis voilà, de s’y mettre, et d’en retirer tous les bienfaits que toi, ça te procure apparemment. Et bien, merci encore Valentine, et puis je te dis à bientôt !

Valentine Magnée : Merci beaucoup Virginie, à bientôt !


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